Tourbières du Cézallier

Un monde fragile à découvrir en Auvergne

Sur le plateau du Cézallier, il n'y a pas que les grandes estives, les vaches rouges et les routes qui filent dans le vent. Il y a aussi des paysages plus discrets, presque secrets : les tourbières. Ces zones humides font partie de l'identité du Cézallier. Elles donnent au plateau cette ambiance sauvage, parfois nordique, où l'on a l'impression d'être loin de tout. Mais attention : une tourbière n'est pas un terrain où l'on va marcher au hasard : c'est un milieu naturel fragile, lent à se former, précieux pour la biodiversité et particulièrement sensible au piétinement. La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des endroits adaptés pour les découvrir sans les abîmer, notamment autour de La Godivelle, au cœur de la Réserve naturelle des Sagnes.

Carte pour trouver les tourbières du Cézallier


Utilisez l'outil pour personnaliser votre carte (fond de carte, véloroute, points d'intérêt...)

Peut-on visiter les tourbières du Cézallier ?

Une tourbière n’est pas un lieu où l’on va marcher librement. Le sol est fragile, parfois instable, et le piétinement peut abîmer des milieux qui ont mis des siècles à se former. Dans certains endroits, l’accès est donc limité ou encadré. Ce n’est pas pour embêter le promeneur : c’est simplement parce que ces milieux naturels sont très sensibles.

La meilleure solution consiste donc à les observer depuis les sentiers, les points de vue ou les aménagements prévus, comme les pontons lorsqu’ils existent.

Découvrir la réserve des Sagnes de la Godivelle

Autour de La Godivelle, la Maison de la Nature et du Cézallier permet de mieux comprendre la réserve, les tourbières, leur faune et leur flore. Elle propose aussi des visites guidées en saison, notamment vers la tourbière de la Plaine Jacquot. Le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne indique par exemple une balade accompagnée de 2 heures sur le ponton de la Plaine Jacquot, accessible à tous publics.

Si vous souhaitez les découvrir par vos propres moyens, sans toutefois vous en approcher :

  • Depuis le lac d'en Haut, en continuant sur le chemin, vous aurez une très belle vue sur la tourbière de la Coualle Basse, avec en prime, au loin, un panorama sur le massif du Sancy.
  • En repartant sur le lac d'en Bas, on pourra après une petite marche, s'approcher davantage de la tourbière du lac d'en Bas.
  • À environ 1 km au sud de La Godivelle, sur la D 32B, un petit parking permet de se garer et de découvrir la tourbière des Chastelets.
  • Enfin, plus au nord de La Godivelle, se trouve la tourbière de la Plaine Jacquot. Elle se découvre notamment lors de visites guidées, en cheminant sur de petits pontons.

Les tourbières en images

Tourbière des Chastelets, en automne

Tourbière de la Coualle basse
Tourbière des Chastelets, en automne

Tourbière des Chastelets, en automne
zoom-tourbiere-2.webp
Tourbière de la plaine Jacquot
Ponton pour observer les tourbières de près

Ponton pour observer les tourbières de près
Tourbière des Chastelets, au printemps

Tourbière des Chastelets, au printemps
Tourbières du lac d'en Bas

Tourbières du lac d'en Bas
Visite guidée des Tourbières du Cézallier

Visite guidée des Tourbières du Cézallier
Tourbière de la plaine Jacquot

Tourbière de la plaine Jacquot
Tourbière de la plaine Jacquot, au printemps

Tourbière de la plaine Jacquot, au printemps

De nombreuses petites tourbières partout sur le plateau...

En zoomant sur la carte interactive, on se rend compte qu'il existe de nombreuses tourbières ici et là sur le plateau du Cézallier. Certaines sont plus petites, d'autres sont plus difficilement accessibles. On retrouve notamment des tourbières plus au sud du Cézallier, du côté de Pradiers ou encore de Landeyrat. Près d'Allanche, du côté du Ségur-les-Villas, se trouve la réserve naturelle des tourbières du Jolan et de la Gazelle. Enfin, on pourra citer le lac-tourbière de Chambedaze, à l'ouest de Compains, accessible par un chemin. 

Les bons gestes pour découvrir les tourbières

Pour profiter des tourbières sans les abîmer, quelques règles simples suffisent : rester sur les chemins, ne pas marcher dans les zones humides, ne rien cueillir, ne pas déranger les animaux et respecter les éventuelles interdictions d’accès.

Les pontons, les visites guidées et les points de vue sont là pour permettre la découverte sans dégrader le milieu. C’est parfois frustrant de ne pas pouvoir aller partout, mais c’est aussi ce qui permet à ces paysages de rester vivants.



Newsletter
Map
Share