Si 2024 était une saison ponctuée par mes débuts en bivouac et de nombreuses nouvelles jolies routes, 2025 a été une saison bien plus sérieuse avec davantage de péripéties certes, mais surtout de nouveaux territoires et quelques-uns des cols les plus hauts et difficiles du Massif central. Au final, une très belle saison réussie.
Un début de saison difficile, un printemps perturbé
Je reprends mon entrainement tardivement. L'hiver a été long, mais je me suis occupé en intégrant la petite équipe de Cyclodort. Lors de ma première sortie d'entraînement, je chute lourdement mais sans blessure. Bêtement : en pleine montée sur une petite route isolée, je sors mon téléphone et ne vois pas un rondin de bois en plein milieu de la route. Patatra, je fais un magnifique soleil. Je n'ai rien, le vélo (qui sortait de sa révision), n'a rien non plus...
Fin mars, une première grosse sortie directement dans mon territoire chouchou le Cézallier et ses cols de Chamaroux et Vestizoux, quel pied. Puis c'est la douche froide, je me rends compte que mon compteur de cols était à 53. Déprimant. Je me fixe ainsi 3 objectifs pour cette saison :
- Retrouver la forme dans les cols...
- Sortir de l'Auvergne, notamment en allant dans le Bugey
- Accélérer dans mon objectif des 100 cols.
D'autres objectifs, ou plutôt envies, viennent ponctuer ma saison en cours de route.
Début mai, je m'autorise une sortie de l'Auvergne en allant découvrir l'Ardèche et le mont Mézenc. Une journée difficile avec beaucoup de vent. Puis j'enchaîne avec une jolie sortie bivouac dans le Cantal. La vallée de Cheylade, Le Pas de Peyrol, mais aussi quelques cols qui me manquaient dont celui du Pertus. Je découvre ensuite la magnifique vallée de la Cronce. Si tout commençait bien, un fait personnel a perturbé mon printemps et je me retrouve fermé à la maison sans une seule minute de vélo pendant 1 mois et demi. Ma sortie prévue dans le Bugey, avec le grand Colombier, est purement et simplement annulée.
Bien évidemment, quand on vit des épreuves difficiles, on relativise. Mais quand on sait que l'hiver est pour moi une torture et que je n'attends qu'une seule chose, c'est le retour des beaux jours pour aller rouler, ça n'a pas été une période facile psychologiquement.
Un été qui rime avec Tour de France
Fort heureusement, je retrouve un peu de liberté au moment du Tour de France. Je n'ai clairement pas les jambes, mais hors de question de rater ça. Direction le 14 juillet dans les monts du Sancy pour vivre une belle journée. Je m'installe à l'arrivée, à la station du Mont Dore, après avoir passé le col de la Croix Saint-Robert. Autant dire que j'en ai bavé, mais quelle ambiance !! Une victoire de Simon Yates, et surtout le panache de Ben Healy qui prend le jaune. Tadey Pogacar, Vingegaard et Lenny Martinez finissent ensemble.
Je prends plaisir à suivre ce tour, même si la troisième semaine est soporifique. Puis vient le Tour de France Femme. Habituellement, je ne le suis pas mais j'ai quelques jours de vacances et je me prend au jeu. Une étape démarre d'ailleurs de Clermont, et finit à Ambert. Et quelle étape, avec une victoire grandiose de Maëva Squiban. Puis doublé le lendemain, et enfin la masterclass de Pauline Ferrand Prevot, qui rafle les deux dernières étapes et le tour de France par la même occasion. Qu'il était beau ce tour de France femme !
Je reprends ainsi le vélo début août, après quelques petites séances d'entraînement. Direction le Livradois-Forez, galvanisé par ce tour de France, je veux aller chercher les quelques cols de ce territoire dont le Béal et les Supeyres que j'avais depuis longtemps dans ma todolist.
Un automne sérieux
Le tour de France femme m'a définitivement inspiré. Pauline Ferrand Prevot a été durement critiquée pour son poids, et je décide d'en perdre moi même pour passer les cols plus facilement. Je mesure 1m77 et pesais 79 kg. En deux mois, je descends à 72 kg. Associé avec un entraînement plus intensif que d'habitude, je vole littéralement dans les montées. Les cols les plus difficiles sont désormais une simple formalité. Je me retrouve même à lâcher des cyclistes dans les cols. J'adore !
L'idée c'est de rattraper ce printemps et de faire une belle sortie dans les gorges du Tarn. Faire la Malène était un rêve depuis quelques années et il n'était pas question de le faire en souffrant.
Je profiterai de cette forme pour faire le tour du Sancy, avec notamment la montée de la Banne d'Ordanche. Une belle épopée (que je terminerai tout de même difficilement...), puis un nouveau tour du Cézallier, une sorte de best-of avec 120 km au compteur. Enfin, je me suis confronté au col de Perra-Taillade et une belle sortie aux portes du Cézallier, le tour de Colombine.
Un créneau météo mi-octobre me permet de faire ce tour des gorges du Tarn. Physiquement les jambes sont opérationnelles, mais c'est le reste qui ne suit pas. J'ai un peu trop forcé en dehors du vélo et j'ai accumulé beaucoup de fatigue. Je n'ai pas pu préparer cette sortie comme je le voulais sur le papier, mais j'en garde un bien meilleur souvenir que le mont Mézenc.
En point d'orgue, un super circuit autour du Mont Mouchet pour découvrir la belle Margeride.
Conclusion sur ma saison 2025
Avec 26 nouveaux cols à mon compteur, un entrainement plus intensif ( et ma perte de poids), on peut dire que j'ai atteint mes objectifs. J'ai découvert de nouveaux lieux qui étaient dans ma todolist depuis bien longtemps. Quand on sait que ma saison a été amputée de 2 mois, je me suis clairement rattrapé en automne. Heureusement d'ailleurs !
Un seul bivouac certes, mais compensé par deux sorties dans le Massif central. On ne va pas se mentir, je préfère nettement rester dans mes volcans, même je rêve désormais d'aller chercher des cols alpins. Je vais y travailler très sérieusement et me faire une belle semaine dans les Alpes pour 2026. Si toutes les planètes sont alignées bien évidemment !